Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

who I am ?

Rechercher

Vu par ci, par là...




....................

Rubriques

3 octobre 2006 2 03 /10 /octobre /2006 08:11

Depuis un certain temps, je souhaitais faire un petit point sur quelques techniques qui me semblent très utiles pour se positionner en tant qu'accompagnateur. Ce positionnement vise à la fois à instaurer la relation de confiance avec l'accompagné et à le rendre "acteur" dans toutes les actions qui seront menées.

 

 

 

Les techniques à la disposition de l'accompagnateur sont en fait nombreuses. Elles peuvent être classées en deux catégories :  

 

A - Les techniques concernant les postures et les gestes . Elles pourront varier au cours de l'entretien 

 Les trois postures principales peuvent se résumer ainsi :

 a.        L'accompagnateur devra encourager par des formules ou des mouvements oculaires positifs . 

 

 

 

 b.     l'accompagnateur devra adopter une attitude empathique, c'est à dire  qu'il devra le plus possible rejoindre l'autre dans son expérience sans pour autant s'imaginer que l'on est à sa place. Elle nécessite un respect total de la personne écoutée.

 
c.        la congruence c'est à dire l'authenticité. Il faut que l'accompagnateur reste lui-même, qu'il soit en accord entre ce qu'il ressent et ce qu'il exprime.

 
Bien évidemment,  les attitudes de l'accompagnateur influent énormément sur le climat psychologique. Elias PORTER, psychologue anglais, disciple de Carl Rogers l'a souligné. Il décline la typologie des six attitudes qu'il a définies à partir de celle qui "enferme" le plus l'accompagné jusqu'à celle qui lui donne le plus de liberté. Il est indispensable que l'accompagnateur choisisse délibérément d'adopter une attitude de "compréhension" c'est à dire celle qui laisse libre l'accompagné. Elle est la plus adaptée. Elle consiste à reformuler de manière neutre sur le fond et chaleureuse sur la forme ce que l'accompagnateur a dit, sans y ajouter de jugement. Cela permet à l'accompagné de préciser sa pensée pour finalement aboutir à sa solution.. Sa liberté est respectée. Le fait d'ailleurs de demander à l'acocmpagné de repréciser sa pensée va l'aider à aller plus loin dans sa réflexion profonde.

 
  Il est difficile de citer toutes les techniques possibles pour ce genre d'entretien mais  il y a également lieu d'ajouter que la synchronisation posturale peut également être bénéfique.  

 

B – les techniques de l'entretien

 a)  la reformulation

  C'est encore là, la pratique des entretiens de C. Rogers qui nous fournira des outils car dans l'entretien non-directif, la formulation des relances vise à respecter la personne, l'aider à être authentique, à s'impliquer. Elle devra aussi la valoriser. Chez Rogers existe une volonté délibérée de s'effacer au profit de l'accompagné. La technique utilisée est alors la reformulation. L'accompagnateur se fait miroir. Il accepte ce qui est dit. Il ne porte pas de jugement. Sa relation avec l'accompagné est "exempte de toute forme de pression ou de coercition".

 

 

 

 

 

  L'application de ces techniques sera utile pour permettre à l'accompagné de choisir l'action précise sur lequel sera effectué un retour réflexif et d'arriver à se mettre en position de "parole incarnée". L'accompagnateur peut aider l'accompagné à se mettre dans cette position par une simple question comme par exemple "Vouv vous souvenez de la pièce dans laquelle vous étiez ?"

 

 

 

b)     La synchronisation verbale aura aussi son intérêt pour le climat psychologique. Adopter le vocabulaire de l'accompagné, reprendre ses constructions de phrases contribuent à la maintenir dans son environnement personnel.

 

 

 

a)    La formulation directive

 

 

 

 

 

 

L'accompagnateur  pourra utiliser le langage directif dès qu'il aura repéré la position de parole incarnée. Il va ainsi pouvoir aider l'accompagné à disséquer une opération mentale, à faire émerger des informations sur les mécanismes cognitifs utilisés pour accomplir une étape de la tâche. Lors d'un entretien d'explicitation, l'accompagnateur va canaliser la mise en mot vers la fragmentation de la tâche. Au moment de la verbalisation d'un fragment, le langage directif sera utile pour maintenir l'accompagné dans la tâche et l'aider à "granulariser" sa description de l'acte cognitif.

 

 

 

 

 

 

 -    Le langage ericksonnien mis au point par Milton Erickson (1901-1980).

 

 

 

 

 

 

Il s'agit d'une forme de questionnement qui vise à guider l'accès à l'évocation. La forme est apparemment vide de contenu. Seul l'accompagné va lui donner du sens. Il s'agit d'abord pour l'accompagnateur de saisir un élément du discours de l'accompagné et de lui renvoyer en écho. Ensuite la forme des relances sera très vague pour permettre à l'accompagné de continuer sur l'élément qui a été repris en écho.

 

 

 

 

 

 

Elle ne consiste pas à répéter ou à paraphraser ce que dit l'accompagnateur, mais à refléter ses sentiments, afin de s'assurer d'une bonne compréhension et sans jamais le critiquer, ni même l'approuver.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Voilà, ce petit exposé est très bref et n'a pour but que d'attirer votre attention sur  ces techniques qui demandent  évidemment  d'abord un état d'esprit adapté et un entrainement de la part de l'accompagnateur.

 

 

 

 

 

 

 

 Si ce sujet vous intéresse, procurez-vous l'ouvrage de Pierre Vermesch "l'entretien d'explicitaiton. Son contenu est un excellent guide.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Repost 0

commentaires